"il faut maintenant apprendre aux gamins à grimper aux arbres" L.E.

Publié le par FGA

arb22Les valeurs éducatives de grimpe d'arbres sont un chantier qui peut apporter des réponses aux demandes actuelles en terme d'enseignement et d'education à l'environnement

 

 

 

 

 

Tiré de parole sur l'éducation à l'environnement,Louis Espinassou , réseau Ecole et nature

Rôle éducatif des sports de nature : recensement, campagne de sensibilisation

Bertrand JARRIGE, directeur des Sports, a présenté lors des 5es Rencontres nationales du tourisme et des loisirs sportifs de nature les 4, 5 et 6 mai derniers à Nantes, le recensement des projets éducatifs « sports de nature » mené par le Pôle ressources national des sports de nature dans le cadre de ses travaux sur le rôle éducatif des sports de nature.

Afin de valoriser les valeurs éducatives des sports de nature, le Pôle ressources national des sports de nature a lancé un recensement des projets éducatifs à l’attention des jeunes et ayant pour support les sports de nature.

Deux structure de grimpe d'arbre y sont pour l'instant représentées:

www.tikettak.org avec pour objectif du club d'amener les participants à la grimpe d'arbre en autonomie en ayant une vision globale de l'impact de leur activité tant sur l'environnement, l'arbre, leur corps, les autres personnes.

www.champs-libres.org avec pour objectif de ce projet de sensibiliser à l'environnement à travers des outils sportifs et artistiques qui sont la grimpe encadrée dans les arbres et le cirque. Il s'agit de découvrir l'arbre et son environnement, accroitre la confiance entre les participants , se dépasser de façon ludique et sportive.

 

Etat des lieux des APPN dans l'enseignement

(tiré de : Claire Durand mai 2004 Les activités physiques de pleine nature en milieu scolaire : Une situation paradoxale, ed. Sport nature.org)

En 1995 pour l’enseignement primaire, apparaissent clairement dans les textes les « Activités Physiques de Pleine Nature » (APPN). Ensuite, dans les nouveaux programmes qui leursuccèdent, en 2002, ces activités permettront de développer une des 4 compétences spécifiques à faire acquérir aux élèves, à savoir « adapter ses déplacements à différents types d’environnement »

les programmes du collège entre 1996 et 1998 , confirment l’importance accordée aux activités physiques de pleine nature. Ils leur réservent une place non négligeable puisque celles-ci constituent un groupe d’activités sur les huit qui existent au total.

Enfin, les récents programmes pour les lycées parus en 2000-2001 confortent la place de ce groupement d’activités pour développer une des cinq compétences culturelles de ce programme.

Sur les 27 épreuves décrites dans le « référentiel national d'évaluation d'EPS du baccalauréat des voies générale et technologique », 2 activités de pleine nature y figurent: la course d’orientation et l’escalade. Elles représentent 7,4% des activités possibles parmi « les pratiques les plus fréquemment enseignées ». Cette proportion confirme que ces pratiques sont, de fait, peu enseignées. Sur les 10 activités qui font partie de « l’ensemble libre » dépendant « des choix de l’équipe pédagogique » et par conséquent non obligatoires à enseigner, 3 activités sont des activités de pleine nature: le ski, la voile et le canoë-kayak.

Notons enfin que : si le contenu des « compétences attendues » défini pour les activités escalade et course d’orientation vise de façon explicite dans les deux niveaux décrits (Niveau 1 et Niveau 2) la compétence « adapter ses déplacements à différents types d’environnements » ; la compétence : « réaliser une performance mesurée » reste aussi une compétence à développer de façon assez récurrente.

Si l’athlétisme est programmé à 99%, dans les établissements du second degré, l’escalade et la course d’orientation sont proposées dans, respectivement, 12% et 13% des cas. Ce fait s’explique par plusieurs raisons. Ces activités sont difficiles à organiser, elles sont coûteuses en temps et en argent.

Mais, au-delà et au dessus de cet aspect, il nous semble que ce sont surtout les difficultés liées à l’application des textes encadrant la sécurité des élèves ainsi qu’un mouvement de judiciarisation de la société qui dissuadent les enseignants de faire pratiquer ces activités. Ainsi, sur une période de dix ans, de 1989 à 1999, 24 accidents scolaires (16 avec des conséquences mortelles, 8 avec blessures graves) ont donné lieu à des poursuites pénales.

 

Il ne semble pas que les pratiques sociales des APPN soient moins éducatives à priori que d’autres pratiques largement répandues dans la société comme dans l’école. Il ne semble pas, non plus, que les pratiques les plus fréquemment retenues dans les programmations des enseignants soient à priori plus éducatives que les autres. Alors intégrons-les davantage.

 

 

Références:

- Toulemonde (Bernard) Droit et responsabilité dans l’institution scolaire. Revue Administration et Education, n° 94, p. 9-20

 

Guillaume G.

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